Le Banshay est la branche armée du patrimoine martial du Myanmar. Il développe précision, distance, déplacements, timing, coordination et contrôle à travers l’étude du dha, du bâton, de la lance, du poignard et d’autres armes selon les écoles.

Le Banshay est une discipline martiale du Myanmar consacrée au maniement des armes traditionnelles.
Il constitue l’une des grandes expressions du Thaing, terme utilisé pour désigner un ensemble de traditions martiales birmanes. Alors que le Bando développe principalement le travail à mains nues, le Naban la lutte et le Lethwei la boxe birmane, le Banshay se concentre sur le travail armé.
L’arme la plus emblématique est le dha, sabre traditionnel du Myanmar. La pratique comprend également différentes longueurs de bâton, des poignards, des lances et, selon les lignées, d’autres familles d’armes.
L’apprentissage ne consiste pas uniquement à manipuler une arme. Le pratiquant travaille le placement, la distance, les trajectoires, les changements d’angle, la coordination des appuis et du haut du corps, ainsi que la capacité à contrôler précisément son mouvement.
Le travail peut être effectué seul sous forme d’enchaînements ou de formes techniques, puis avec partenaire dans des exercices progressifs. La pratique moderne doit être adaptée aux conditions de sécurité, au matériel d’entraînement et au niveau des pratiquants.
Le Banshay appartient au patrimoine martial traditionnel du Myanmar. Les sources contemporaines le présentent comme la branche armée du Thaing, aux côtés des autres disciplines birmanes à mains nues ou de lutte.
Il est cependant difficile d’attribuer au Banshay une date de création précise ou un fondateur unique. Sa transmission s’inscrit dans un ensemble plus vaste de traditions martiales birmanes et de méthodes de maniement des armes.
Dans les formes transmises aujourd’hui, le dha occupe une position centrale. Le travail peut également inclure le bâton, le poignard et la lance. Les dimensions et formes des armes modifient la distance, la mobilité et les stratégies techniques tout en conservant des principes communs de précision et de contrôle.
Une partie de la transmission internationale contemporaine du Banshay s’est développée parallèlement à celle du Bando. En France, l’organisation des arts martiaux birmans est documentée depuis 1986 à Grenoble, puis structurée à partir de 2008 autour du Bando, du Lethwei et des disciplines associées.
Depuis le 23 septembre 2026, le Thaing — comprenant explicitement Bando, Banshay et Naban — ainsi que le Lethwei ont rejoint la Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées, au sein du « Pôle Thaing – Lethwei – Arts Martiaux et sports de combat du Myanmar ».
Dans le Banshay, l’arme prolonge le déplacement, la distance et l’intention du pratiquant.
La précision est essentielle. Une trajectoire mal contrôlée, un mauvais placement ou une mauvaise appréciation de la distance prennent une importance particulière lorsque l’on travaille avec une arme.
Le pratiquant développe donc progressivement la coordination entre les appuis, le corps, le regard et l’arme.
Le travail de distance est également central : il faut apprendre à reconnaître la portée de son arme et celle du partenaire, entrer ou sortir d’une distance de travail et modifier son angle sans perdre le contrôle de sa posture.
Dans la pratique moderne, le contrôle technique et la sécurité sont fondamentaux, particulièrement lors des exercices avec partenaire. L’objectif de l’entraînement est l’apprentissage et la préservation d’un patrimoine martial, et non l’utilisation incontrôlée d’armes réelles.
Le Banshay peut particulièrement convenir aux personnes attirées par les arts martiaux traditionnels avec armes et par un travail fondé sur la précision plutôt que sur la seule puissance physique.
Il peut intéresser ceux qui souhaitent découvrir les armes traditionnelles d’Asie du Sud-Est, développer la coordination et le contrôle corporel, travailler la distance et les déplacements avec une contrainte supplémentaire liée à l’arme, ou approfondir leur connaissance du patrimoine martial du Myanmar.
La pratique peut également compléter naturellement un parcours en Bando ou dans une autre discipline du Thaing, tout en pouvant être étudiée pour elle-même. Les organisations actuelles présentent Bando, Banshay, Naban et Lethwei comme des disciplines distinctes mais complémentaires.
Union Française de Lethwei & Bando — UFLB — présentation distincte du Banshay comme discipline des armes traditionnelles.
Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées — FFK — cadre fédéral français actuel du Thaing et du Banshay.
World Bando Thaing Lethwei Federation — WBTLF — présentation du Banshay, du dha et des autres armes étudiées.
UNESCO ICM — Thaing — référence internationale sur le patrimoine martial du Myanmar et sa composante armée.