Le Bando est un art martial traditionnel du Myanmar pratiqué à mains nues. Il développe déplacements, défenses, contre-offensives, frappes, contrôles et adaptation. Il appartient au patrimoine du Thaing, aux côtés du Banshay, du Naban et du Lethwei.

Le Bando est une discipline martiale birmane à mains nues fondée sur l’adaptation, le déplacement, la défense et la contre-offensive.
La pratique développe la mobilité, la gestion de la distance, les changements d’angle, les esquives, les protections, les frappes, les enchaînements et différentes formes de contrôle.
L’objectif n’est pas uniquement d’apprendre une série de techniques isolées. Le pratiquant cherche progressivement à comprendre comment se positionner, protéger son corps, éviter ou détourner une attaque et répondre de manière adaptée à la situation.
L’entraînement peut comprendre des exercices individuels, des formes techniques, du travail avec partenaire, des applications martiales et des échanges contrôlés. Selon l’école, le niveau du pratiquant et le cadre national, il peut également exister des formes sportives ou compétitives.
Le Bando utilise les différentes armes naturelles du corps et travaille plusieurs distances. Il reste cependant distinct du Lethwei, qui constitue la boxe traditionnelle du Myanmar, et du Naban, spécialisé dans la lutte et les saisies. Les armes traditionnelles sont quant à elles étudiées dans le Banshay.
Certaines lignées de Bando, notamment le Hanthawaddy Bando, utilisent également des systèmes animaliers. Ceux-ci ne doivent pas être compris comme de simples imitations : chaque système met l’accent sur certaines stratégies de déplacement, de défense, d’attaque ou d’adaptation.
Les traditions martiales du Myanmar sont anciennes et diverses, mais il est difficile de réduire leur histoire à une seule origine ou à une seule lignée.
Le mot Thaing est aujourd’hui utilisé pour désigner un ensemble plus large de traditions martiales birmanes. Dans les organisations contemporaines, le Bando constitue la branche principalement consacrée au travail martial à mains nues, tandis que le Lethwei, le Naban et le Banshay possèdent leur identité propre.
Une étape importante dans l’histoire contemporaine du Bando intervient après la Seconde Guerre mondiale.
En Birmanie, U Ba Than Gyi participa à la collecte, l’organisation et la systématisation de différents enseignements martiaux. À la fin des années 1940 et au début des années 1950, ce travail conduisit notamment à la structuration du Hanthawaddy Bando.
Il est important de préciser que le Hanthawaddy Bando ne représente pas à lui seul l’ensemble du Bando ni l’ensemble des arts martiaux birmans : il constitue une lignée ou une structuration particulière au sein d’un patrimoine plus large.
Son fils, U Maung Gyi, joua ensuite un rôle majeur dans la diffusion du Bando aux États-Unis. Il introduisit une forme du système à Washington en 1960, puis participa au développement de l’American Bando Association dans les années suivantes.
En France, le développement organisé du Bando est notamment documenté à Grenoble à partir de 1986. Ce travail conduira plus tard à la création, en 2008, de la Fédération Nationale de Bando, Lethwei et Disciplines Associées.
Depuis le 23 septembre 2026, le Thaing — incluant Bando, Banshay et Naban — ainsi que le Lethwei sont officiellement accueillis au sein de la Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées, dans un pôle consacré aux arts martiaux et sports de combat du Myanmar.
L’adaptation constitue l’un des principes centraux du Bando.
Plutôt que de rechercher une réponse unique applicable à toutes les situations, le pratiquant apprend à modifier son comportement en fonction de la distance, de l’angle, du mouvement et de l’action du partenaire.
Le déplacement occupe donc une place essentielle : éviter une ligne d’attaque, changer d’angle ou contrôler la distance peut être aussi important que porter une technique.
La défense et la contre-offensive sont étroitement liées. Il ne s’agit pas seulement de bloquer une attaque, mais de retrouver une position favorable permettant de reprendre l’initiative.
Le travail demande également de développer la coordination, l’équilibre, la précision, le contrôle et la capacité à rester disponible face à une situation qui évolue.
Dans certaines lignées, les systèmes animaliers constituent une manière supplémentaire d’explorer différentes stratégies corporelles et tactiques : mobilité, puissance, esquive, pression ou changement de niveau selon le système étudié.
Le Bando peut convenir aux personnes qui recherchent un art martial à mains nues varié, orienté vers la défense, le déplacement et l’adaptation.
Il peut particulièrement intéresser les pratiquants qui souhaitent développer une approche de self-défense sans se limiter à la seule percussion, travailler les frappes tout en accordant beaucoup d’importance aux esquives, aux déplacements et au positionnement, découvrir une tradition martiale d’Asie du Sud-Est moins connue en Europe, ou pratiquer dans une logique technique et traditionnelle tout en conservant, selon les clubs, la possibilité d’un travail d’opposition ou de compétition.
Le contenu et l’intensité peuvent cependant varier sensiblement d’une école à l’autre. Une personne recherchant principalement un sport de percussion en plein contact trouvera généralement une orientation plus spécifique dans le Lethwei.
Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées — FFK — cadre fédéral français actuel pour les arts martiaux et sports de combat du Myanmar.
Union Française de Lethwei & Bando — UFLB / FNBL&DA — présentation des disciplines, référentiels techniques et développement en France.
World Bando Thaing Lethwei Federation — WBTLF — cadre international et présentation du Bando.
American Bando Association — documentation sur le Hanthawaddy Bando, U Ba Than Gyi et U Maung Gyi.